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Né à Ste-Mondane (Périgord) le 6 août 1651. Mort à Cambrai le 7 Janvier 1715. Issu d’une famille aristocratique du Périgord et doté de remarquables qualités morales et intellectuelles, Fénelon commence une brillante carrière à la Cour de France. En 1695, Louis XIV le nomme Archevêque de Cambrai. Puis, en 1698, il le nomme précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne, pour lequel il rédige «Les aventures de Télémaque», ouvrage qui connaît un succès extraordinaire jusqu’au début du 20ème siècle. Fénelon est un esprit en avance sur son temps, précurseur de la sensibilité du 18ème siècle, par son amour de la nature par exemple. Partisan d’une monarchie éclairée, il critique la politique guerrière du roi dans sa «Lettre à Louis XIV». Il est proche du mouvement quiétiste¹, combattu par Bossuet. Ce sera la cause ou le prétexte de sa disgrâce. Exilé dans son diocèse par Louis XIV, il ne reparaît plus à la Cour et son ouvrage «Explication des maximes des saints» est condamné par le pape en 1699. La châtellenie du Cateau, autrement dit Le Cateau et les villages environnants, avait la particularité d’appartenir en bien propre à l’archevêque de Cambrai et constituait presque une sorte de principauté indépendante. L’archevêque en était le seigneur temporel, nommant le mayeur et les échevins et percevant les impôts. Dans la ville, se dresse le Palais des Archevêques entouré d’un parc. Fénelon n’a pas connu le bâtiment actuel édifié postérieurement. En fait, il réside rarement au Cateau, mais entretient d’excellentes relations avec les échevins, dont il ne manque jamais de défendre les intérêts quand les agents du fisc royal essaient de lever des impôts. Il a notamment donné son approbation pour la création du collège des jésuites de la ville, actuel lycée Camille Desmoulins, et du beffroi. Sa popularité reste très grande pendant tout le 19ème siècle, à tel point que le prénom de Fénelon est donné à des enfants. Consulter la bibliographie de la Médiathèque du Cateau relative à Fénelon : bibliographie_fenelon.pdf. ¹ Mouvement religieux mystique préconisant «le pur amour pour entrer en communion avec Dieu.Type :Mots‑clés :
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Né au Cateau le 13 février 1768. Mort à Paris le 28 juillet 1835. Le Maréchal Mortier, l’un des 26 maréchaux de Napoléon, commença sa carrière militaire à 22 ans dans les armées de la République, comme volontaire, et fut élu capitaine par ses compagnons. De plus, à l’âge de 25 ans, il adhère à la Franc-Maçonnerie (cf : article « La Franc-Maçonnerie au Cateau »). C’est en 1804 qu’il est nommé Maréchal d’Empire par Napoléon, qui apprécie grandement ses talents d’homme de guerre et d’administrateur. L’année suivante, il le fait Grand Aigle de la Légion d’Honneur. Après la chute de l’Empire, il sert Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, aux côtés duquel il fut tué lors de l’attentat de Fieschi, alors qu’il était Grand chancelier de la Légion d’honneur. Il est enterré aux Invalides et son nom est inscrit sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile.Type :Mots‑clés :
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Né au Cateau le 31 décembre 1869, dans la maison de ses grands-parents maternels, bourgeois catésiens qui pratiquaient la tannerie. Mort à Nice le 3 novembre 1954. Il a passé son enfance à Bohain et sa jeunesse à Saint-Quentin, mais il est revenu plusieurs fois dans sa ville natale pour y passer quelques séjours. Il était graveur, sculpteur, dessinateur et peintre. Il est considéré comme le précurseur du fauvisme1. Sa carrière de peintre s’est déroulée à Paris et à Nice et en a fait l’un des plus grands peintres du XXe siècle. À la fin de sa vie, il a voulu offrir à sa ville natale un musée qui est le résumé de son parcours suite à une proposition d’Ernest Gaillard, architecte et conservateur de musée (cf : article « Palais Fénelon »). Parallèlement, Gaillard assure la construction d’une école qui sera baptisée du nom de Henri Matisse. Pour cette école, à l’agencement de laquelle il s’intéresse, Matisse reprend le vitrail « Fleuve de vie » créé initialement pour la chapelle de Vence, qui sera appelé « Les Abeilles », et réalisé par Paul Bony en 1954-1955. L’inauguration a lieu après le décès du peintre. 2019 est l’année Matisse ! Le 150e anniversaire de sa naissance est commémoré dans le cadre des Célébrations nationales. 1 Mouvement pictural français du début du XXe siècle, fondé sur la simplification des formes, l'utilisation de couleurs pures juxtaposées et recherchant l'intensité de l'expression.Type :Mots‑clés :
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La seconde bataille du Cateau est une victoire britannique ou la ville est reprise après 4 années d’occupation allemande. La bataille a lieu en octobre 1918. Durant cette bataille une partie de la ville fut totalement détruite notamment autour de la gare et de l’église. Les destructions sont largement le fait des Britanniques. En effet, ils ont pilonné la ville avec des milliers d’obus. Cette bataille n’est qu’une parmi d’autres. Effectivement une vaste offensive contre la ligne défensive Hindenburg est lancée. La bataille de Cambrai se déroule en parallèle de celle du Cateau. Les Allemands avant de battre en retraite avaient laissés des explosifs dans les 2 lieux emblématiques de la ville : l’hôtel de ville/beffroi et l’église Saint-Martin. Ce sont les Britanniques qui ont sauvé les bâtiments. Après la victoire britannique Le Cateau-Cambrésis a subi encore de très nombreux bombardements de la part des Allemands, ce calvaire ne s’est arrêté que lorsque les forces alliées ont réussi à repousser les forces allemandes véritablement loin de la ville. La ville n’est véritablement libérée que le 22 octobre 1918 moins d’1 mois avant l’armistice.Type :Mots‑clés :
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La première bataille du Cateau a eu lieu le 26 août 1914, elle se déroule alors que la guerre est toujours dans ce que l’on appelle la « guerre de mouvement ». Cette bataille de la Première Guerre mondiale se conclut par la défaite des forces britanniques. Ces combats furent sanglants et beaucoup de morts sont à dénombrer en raison d’un manque de services hospitaliers et soignants. À partir de cette défaite le Cateau est passé sous occupation allemande, pendant 52 mois les Catésiens ont été sous le joug des forces germaniques. La bataille fait partie d’une suite d’événements. Le premier de ses événements a été la bataille de Mons le 23 août 1914. Les forces en présence étaient dirigées par le Général Smith-Dorrien. La bataille du Cateau ne s’est pas déroulée sur son sol mais dans les zones aux alentours. La bataille aurait pris ce nom car les officiers britanniques sont allés se restaurer dans la ville à l’hôtel du Mouton blanc, lieu très réputé à son époque. Cette défaite a permis aux forces alliées, une retraite et également la réorganisation de l’armée française . (Voir « la Bataille du Caeau », Louis Gentile). La bataille de la Marne s’inscrit dans cette continuité et survient quelques jours après. Alexandre LABREDate : 1914-08-26Type :Mots‑clés :
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Le fonds consacré au Cateau-Cambrésis pendant la Première Guerre mondiale donne à voir une ville bouleversée par plus de quatre années d’occupation allemande. Dès août 1914, le conflit s’inscrit dans l’espace urbain : installation de l’état-major britannique au Palais Fénelon, prise en charge des blessés, puis affrontement du 26 août qui marque durablement les mémoires. Les documents — témoignages, journaux, images — restituent la violence de ce basculement et l’entrée dans une occupation stricte. Au fil du conflit, la ville se transforme. Bâtiments publics et industriels deviennent hôpitaux militaires, tandis que l’administration d’occupation organise ressources, travail et quotidien. Le fonds met en lumière cette cohabitation contrainte entre habitants et armée, entre contrôle et adaptation. La fin de la guerre apparaît dans les traces des bombardements de 1918, révélant une ville profondément meurtrie. Photographies, archives et dossiers documentent ces destructions et leur mémoire. Ensemble, ces documents offrent un parcours visuel et sensible à travers l’expérience locale de la guerre, entre front et arrière, violence et résilience.Type :Mots‑clés :
Archives du Cateau-Cambrésis